Blue Flower

Phoma du tournesol

(Phoma macdonaldii)
 

La maladie est présente dans toutes les régions de production. Elle évolue depuis une vingtaine d’année et provoque le dessèchement de la plante quelques semaines avant la maturité.

Symptômes

  • Evoluant rapidement surfeuille, ils sont difficiles à observer. De petites lésions noires, discontinues ou non, apparaissent le long des nervures. Elles se développent fréquemment à la jonction des 3 nervures principales de la feuille, formant une « patte d’oie ». Un sillon noir progresse ensuite le long du pétiole pour gagner rapidement le point d’insertion de la feuille sur la tige.
  • Des tâches noires ou brunes se développent de part et d’autre de l’insertion du pétiole des feuilles sur la tige. D’abord indépendantes, les tâches peuvent se rejoindre tout autour de la tige mais aussi d’un rang foliaire à un autre. On peut alors aboutir au noircissement complet de la tige. Ces taches sont en général très superficielles, contrairement à celles dues au phomopsis, qui entraînent la casse de la plante.
  • Le plus souvent, à 3 semaines ou 4 semaines de la maturité normale, un noircissement du collet peut être observé et s’accompagner d’un dessèchement précoce de la plante. Le capitule reste peu développé, sec, noir et recroquevillé. Ce phénomène survient de façon aléatoire dans la parcelle, ou par larges zones où toutes les plantes sont touchées. Ce dessèchement précoce révèle que les racines sont attaquées. En effet, le pivot devient noirâtre, se durcit et se creuse de l’intérieur ; les racines secondaires disparaissent. Les pieds secs s’arrachent facilement.
  • Sur capitule le symptôme se manifeste sous forme d’une tache noire arrondie, plutôt sèche, localisée au niveau de la crosse.

Phoma-colet-tournesol

Un noircissement du collet peut être observé
et s’accompagner d’un dessèchement
précoce de la plante

Phoma
Dessèchement précoce (capitule de très
petite taille, sec, noir et recroquevillé)

Photos ©JF. Faurant,Vialaudis

Cycle de développement

  • Deux voies de contamination peuvent être en cause :
    • aériennes, à l’origine des taches sur feuille puis sur tige mais aussi des attaques au collet (via les cotylédons) puis des pieds secs,
    • racinaires, également responsables d’attaques au collet et à l’origine des pieds secs.

Dégâts

  • Les attaques au collet, associées au phénomène « pieds secs » sont nettement plus préjudiciables au rendement (30 à 50% de pertes) que les attaques classiques sur tige (2 à 6 q/ha).
  • Les attaques sur capitule sont assez rares et, en général, seules quelques plantes sont concernées dans une parcelle

Moyens de lutte

 

Les 2 modes de contamination et le fait que les contaminations aériennes peuvent se produire tout au long du cycle de la culture, compliquent la lutte contre le phoma.

Peu de moyens de lutte sont disponibles et il n’existe pas de classification des variétés pour leur comportement vis-à-vis du dessèchement précoce.

 

  • Préventifs :

    • Broyer et enfouir les résidus végétaux le plus tôt possible après la récolte car les inoculum de phomopsis et de phoma se conservent sur les résidus de culture et peuvent donc être à l’origine de nouvelles contaminations pendant au moins trois ans dans le cas du phoma et une année dans le cas du phomopsis.
      Cette mesure est d’autant plus efficace quand elle est généralisée à toutes les parcelles du secteur.
    • Eviter les facteurs de fortes croissances qui accroissent les risques de phoma sur tige. Pour les limiter il y a donc lieu d’éviter les semis très précoces en ne semant pas avant la période conseillée pour la région considérée, ce, en particulier en sol profond.
    • Eviter les apports excessifs d’azote

 

  • Curatifs :

Des traitements fongicides efficaces existent en ce qui concerne les taches de Phoma sur tige. Cependant plusieurs vagues de contaminations pouvant se succéder en cours de campagne.

Le traitement spécifique contre le phoma peut favoriser les attaques de phomopsis.

Aucun traitement fongicide homologué n’est efficace contre les contaminations responsables des attaques au collet et du dessèchement précoce.

Haut de la page