Blue Flower

Phoma

(Phoma Lingam ou Leptosphaeria maculans)

La contamination intervient dès le stade cotylédons. Le phoma attaque les feuilles (macules blanches avec points noirs : les pycnides) et les collets (nécroses grises et noires, seules causes réelles de dégâts).
Photos © CETIOM

Symptômes

  • Apparaissent essentiellement sur les feuilles et le collet.
  • Se manifestent principalement par la fonte des semis et l’apparition de taches (macules) sur feuilles jusqu’au stade rosette.
  • Des tâches de couleur gris cendré (macules), arrondies et parsemées de points noirs (les pycnides) apparaissent sur cotylédons et sur feuilles à l'automne et plus tardivement sur tiges.
  • En fin d’hiver jusqu'à la fin de la floraison une nécrose caverneuse grise à noire peut apparaître au collet qui empêche l’alimentation correcte de la plante et peut aboutir au sectionnement du pivot et à la verse.
  • Attention à la confusion possible avec les tâches de pseudocercosporellose, marron à blanche, qui ne présentent pas de points noirs.

Cycle de développement

  • Le champignon reste actif dans les résidus de récolte contaminés pendant au moins 3-4 ans.
  • Le colza est particulièrement sensible à l'infection par les ascospores pendant les premiers mois de sa végétation.
    A la faveur des pluies et des températures douces d’automne, le champignon forme des organes de fructification (périthèces) qui libèrent des ascospores.
  • Libérées par les pluies et disséminées par le vent, les ascospores contaminent les plantules dès le stade cotylédon. Elles germent sur les feuilles sous forme d'un filament mycélien qui provoque l'apparition des premiers symptômes (macules) après une quinzaine de jours d'incubation.
  • Le mycélium progresse ensuite vers le collet où il va provoquer la formation de la nécrose, par réaction des tissus végétaux.
  • De nouvelles spores sont produites à partir des macules : elles peuvent provoquer des contaminations secondaires ou contaminer des plantes plus âgées via leur collet naturellement craquelé ou toute autre blessure mécanique. Les spores envahissent la racine principale sans qu'il y ait formation d'une nécrose caractéristique.

Facteurs favorisants

Un automne doux et humide, des températures voisines de 15°C avec pluie ou rosée.

Dégâts

Pertes de rendement pouvant atteindre plusieurs quintaux par hectare (plus elle est précoce, plus l’attaque est nuisible).

Moyens de lutte

  • Choisir une variété peu sensible.
  • Respecter la période de semis optimale.
  • Limiter la densité de semis (moins de 40 graines/m² et selon l'écartement, ne pas dépasser 15 pieds au mètre linéaire.
  • Broyer et enfouir les résidus de colza de l'année précédente si possible aussi dans les parcelles voisines.
  • En l’absence de labour, exporter les pailles du précédent (céréales) ou réduire l'épaisseur du mulch par broyage ou déchaumage pour éviter les élongations.
  • Limiter les apports d'engrais organiques en été (objectif : moins de 100 unités d'azote disponibles dans le sol à l'automne).
  • Eviter les rotations chargées en crucifères et pratiquer une alternance raisonnée entre variétés de colza, en tenant compte aussi des variétés présentes dans les parcelles voisines l'année précédente.
  • Les traitements fongicides doivent être positionnés lors des phases de contamination.

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