Blue Flower

Orobanche

(Phelipaea ramosa)
 
 

La plante parasite présente un aspect poilu et glanduleux dont la partie aérienne consiste en une tige jaune pâle, le plus souvent ramifiée. Les fleurs de couleur de bleu-violacée, en forme d’épi lâche rapidement allongé.

 

Orobanche-fleurs Orobanche-attaque
Les fleurs de couleur de bleu-violacée, en forme d’épi lâche rapidement allongé Attaque sévère et précoce : des plantes
sont totalement détruites

Photos ©JF. Faurant,Vialaudis

Symptômes

  • Un retard de croissance du colza est observé (résulte du fait que le parasite puise toutes les substances nécessaires à son développement dans son hôte).
  • Les dégâts se traduisent par un dépérissement du colza, ce qui donne au champ un aspect clairsemé. En effet, en cas d’attaque sévère et précoce, les plantes peuvent être totalement détruites. Au niveau de chaque plant de colza, on peut observer un phénomène de nanisme associé à une chlorose des feuilles.
  • Parfois les plantes hôtes qui ont supporté l’attaque sans dépérir, vont subir des avortements des siliques.

Cycle de développement

  • Il s’agit d’une plante parasite de nombreuses plantes, dont le colza.
  • La levée de la dormance des graines est liée aux exsudats racinaires du colza ou d’un autre hôte. La germination se manifeste alors par la sortie d’une radicule microscopique ou «procaulôme».
  • Ni la température du sol, ni son degré d'humidité, ni son niveau d'aération n’influencent la germination de la graine.
  • Dépourvue de chlorophylle, l’orobanche parasite en puisant au moyen d’un suçoir les éléments nécessaires à sa croissance dans les racines de colza, mais également dans celles de beaucoup d’adventices présentes dans les parcelles de colza (ammi majus, gaillet grateron, calépine, …).
  • Sa présence est relevée essentiellement sur des sols calcaires « durs », mais pas sur les terres blanches. Cependant sa présence a été observée sur quelques parcelles argilo limoneuses et argileuses à silex et limons.

Facteurs favorisants

  • Un taux de multiplication très élevé (de 100 000 à 1 million de graines par pied d’orobanche).
    l'aptitude du parasite à la conservation et à la germination.
  • Dégâts L’ampleur des pertes de rendement dépend de la gravité des attaques ou de l’intensité des infestations de la culture. Ces pertes peuvent aller de 15 à 25 qx/ha.

Moyens de lutte

  • Il n'existe pas actuellement de solution efficace pour continuer de cultiver le colza dans les parcelles très infestées. La mise en oeuvre de tous les moyens disponibles pour limiter son extension dans les secteurs concernés est donc très importante.
  • Allonger les rotations au maximum pour faire revenir le colza moins souvent. Le melon, le tabac, le chanvre et, dans une moindre mesure, le tournesol, doivent être exclus car ce sont des cultures sensibles multiplicatrices du parasite. Dans la rotation, utilisez si possible des cultures dites « faux hôtes» (germination des graines, mais pas de développement du parasite) comme le lin ou le maïs.
  • Opter pour certaines variétés montrant une moindre sensibilité au parasite.
  • Eviter les semences de ferme issues de parcelles contaminées, toujours susceptibles, même de façon invisible, de disséminer le parasite.
  • Réduire la densité de semis : les plantes les plus développées supportent mieux la compétition.
  • Privilégier les semis de début septembre, trop précoces les semis favorisent l’infestation plus rapide de l’orobanche.
  • Effectuer un désherbage aussi complet que possible, de nombreuses adventices (géranium, gaillet, …) étant des hôtes de l’orobanche et contribuent à sa multiplication.
  • Nettoyer si possible les outils après intervention sur parcelle infestée pour éviter de propager les graines
  • Favoriser les repousses de colza durant au moins 1 mois pour essayer de limiter le stock de graines d’orobanche entre deux cultures. Dans les zones infectées, privilégier la mise en place d’une jachère cultivée (sauf colza). En cas de jachère non cultivée, la faucher régulièrement.
  • Le broyage des résidus de colza est à éviter car il provoque une dissémination aérienne des graines (de la taille des poussières).