Blue Flower

Oïdium

(Erysiphe cruciferarum)

Symptômes

Il atteint tous les organes de la plante et s'exprime de façon similaire sur feuilles, tiges et siliques

Taches étoilées de mycélium blanc, qui, en s'élargissant forment un "feutrage blanc". Les tâches peuvent s’élargir, confluer et recouvrir la feuille d’un feutrage blanc. Sous la couche farineuse peut se développer une moucheture noire, à ne pas confondre avec les symptômes d’autres parasites tels que l’alternaria. L'oïdium provoque le dessèchement des tissus concernés, entraînant la chute des feuilles et une mauvaise alimentation des grain

Photos © CETIOM

  • Ils apparaissent sur les feuilles et les tiges en début de floraison (ou parfois dès l'automne sur feuille) puis sur les siliques sous la forme de taches étoilées de mycélium blanc. S'élargissant, elles forment un feutrage blanc à l'aspect farineux caractéristique de tous les oïdiums et sur lequel peut se développer une moucheture noire.
  • Le processus est identique sur les tiges et sur les siliques.
  • En cas de forte attaque, les feuilles se dessèchent et tombent prématurément.
  • Attention au risque de confusion avec les symptômes d’autres maladies telles que l’alternaria.

Cycle de développement

  • L'inoculum primaire est essentiellement constitué par les conidies provenant de cultures de colza voisines ou d'autres crucifères cultivées ou sauvages.
  • Le vent dissémine les conidies. L'oïdium développe ensuite un mycélium superficiel qui fructifie en donnant des conidies. Ces nouvelles conidies sont à l'origine de contaminations ''secondaires'' qui assurent la colonisation de toute la plante.

Facteurs favorisants

La maladie, présente dans le Sud de la France, peut se développer plus au nord lors de printemps secs.

Dégâts

  • Les siliques atteintes peuvent produire des graines en moindre quantité et de petite taille.
  • La nuisibilité est élevée en régions sud : de 3 q/ha à 13 q/ha (source Cetiom) en fonction de l'intensité et de la précocité de l'attaque (en moyenne 6 q/ha).

Moyens de lutte

  • Par application d’un fongicide anti-oïdium
  • La protection doit être raisonnée, sur observation des symptômes, depuis le début de la floraison jusqu’à 3 semaines avant la récolte.
  • Dans le sud méditerranéen où la maladie est toujours présente et prête à exploser la protection doit être systématique dès la floraison.

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